La Coupe, un coup de fouet pour l’Afrique du Sud

Les bénéfices déjà retirés de la première Coupe du monde en Afrique feront vite oublier les critiques sur les dépenses “inutiles” et sur l’Afrique du Sud.

L'Aéroport International de Johannesburg, Oliver Reginald Tambo, Afrique du Sud.

La Coupe du monde 2010 est un investissement à long terme pour l’Afrique du Sud. Malgré la récente crise qui a affecté le monde entier, on estime que plus de 2 milliards de dollars seront dépensés dans le pays organisateur pour la Coupe pendant les mois de juin-juillet.

A l’occasion de cet événement, on constate qu’il y a plus de journalistes en visite que de touristes. Le rôle des médias est d’influencer la façon dont le monde voit l’Afrique, et plus précisément l’Afrique du Sud. Le directeur général de Fairfield Group, Johan Smal, a reconnu que “l’objectif est d’améliorer le tourisme après la Coupe du monde”. Cela donne donc à l’Afrique du Sud l’occasion idéale de recréer une image positive et de modifier les préjugés de ceux qui la regardent attentivement.

L’Afrique du Sud dans la cour des grands
Il est temps de montrer au monde entier que les observations sur le fort taux de criminalité et les infrastructures défaillantes sont différentes de la réalité. L’Afrique du Sud n’est désormais plus un pays émergent. Elle est en train de devenir un pays développé, contrairement a ce que pense le marché international.

Les articles des médias britanniques affirmant que les Sud-Africains portent des gilets pare-balles sont de fortes exagérations, surtout pour un pays dont le taux de criminalité est en baisse de 6,4% cette année. De toute façon, quel pays peut se targuer de n’avoir aucune criminalité ?

Il y a eu énormément de critiques concernant l’argent dépensé par l’Afrique du Sud pour cette Coupe du monde. Pour de nombreuses personnes, cet argent aurait dû être investi dans l’éducation, les logements, et dans les hôpitaux. Cela dit, les projets réalisés par le pays organisateur ont créé 400 000 emplois, de nouvelles routes et aussi amené une restructuration totale du système de transports en commun, quasi inexistant auparavant. L’événement a aussi accéléré le développement des technologies comme Internet et les télécommunications.

Richard Middleton de la société d’investissement STANLIB ajoute que les changements d’infrastructures qui se sont produits étaient prévus bien avant la Coupe du monde, et surtout, étaient nécessaires. L’événement a simplement fait l’effet d’un coup de fouet donné une bonne occasion de faire avancer les projet. “Les effets positifs, conclue M. Middleton, seront ressentis sur le long terme”.

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