Accessoires incontournables lors des matches, vuvuzelas et kuduzelas sont utilisées par les fans pour supporter ou huer une équipe, mais aussi par les entreprises pour faire de la pub. Elles ne sont pas très populaires auprès des étrangers.
Lundi 14 juin, Rich Mkhondo, un porte-parole du comité d’organisation de la Coupe, a déclaré : « On ne doit pas trop s’attarder sur ce que pensent les étrangers des vuvuzelas. (…) Pas question de l’interdire ! »
La vuvuzela, qui mesure environ 60 cm de long, est connue en Afrique du Sud depuis les années 90 et utilisée durant les matchs de championnat national. L’instrument est connu mondialement seulement depuis la Coupe des Confédérations 2009. Beaucoup d’équipes ont fait remarquer qu’elles n’aimaient pas le bruit produit par la vuvuzela, qui perturbe la concentration et la communication sur le terrain. Un grand débat concernant l’interdiction de la vuvuzela a fait rage durant le Mondial. La Fédération sud-africaine de football (South African Football Association – SAFA) a défendu son utilisation en disant qu’elle crée une certaine ambiance, et qu’elle donne une touche africaine à la compétition.
Plus chic que la vuvuzela, la kuduzela
La kuduzela, exclusivement utilisée dans cette coupe de monde, a une longueur de 180 cm. Inspirée de la forme des cornes du kudu, la kuduzela est récemment plus populaire que la vuvuzela. Pourtant, les fans la trouvent plus difficile à utiliser.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux armes nationales ne sont pas très musicales. Au stade ou au fan park, on croirait entendre un troupeau d’éléphants en train de barrir. A plus de 2 km, elles font l’effet d’une nuée de bourdons enragés. Pour un but ou même une mise en jeu, les bourdons deviennent fous puis les gens hurlent « Laduma! » (But en isiXhosa).
Sur le même thème, voir l’article du Monde du 14 juin.
